Qu’appelle-t-on Panser ?

Qu’appelle-t-on Panser ?


Au-delà de l’Entropocène


Bernard Stiegler


Date de parution : 14/11/2018
ISBN : 979-10-209-0550-5
384 pages
14.5 × 22 cm

24.50 €


Disponible également en version numérique
Prix : 17.99 €

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Devant l’Anthropocène, la post-vérité, le désespoir contemporain et l’immense régression en cours, la pensée est absolument démunie. Son retard sera cette fois-ci fatal à l’humanité et à toutes les formes supérieures de la vie.

Il n’est cependant jamais trop tard pour panser. Si la pensée est démunie, c’est parce qu’elle a cessé de se penser comme soin : comme panser.


A-t-on bien entendu Frederic Nietzsche lorsqu’il posait en 1879 et comme point de départ que sa philosophie devait « commencer non par l’étonnement, mais par l’effroi » ?

A-t-on vraiment compris Félix Guattari lorsqu’il pronostiquait en 1989 dans Les Trois Écologiesque « l’implosion barbare n’est nullement exclue » (signalant dans le même ouvrage la dangerosité d’un businessman nommé Donald Trump) ?

A-t-on mesuré l’enjeu de ce que Gilles Deleuze théorisait trois ans avant le lancement du world wide web comme avènement des sociétés de contrôle ?

À présent que « l’événement Anthropocène » (dont Heidegger avait appréhendé les contours sous le nom de Gestell), l’épreuve de la post-vérité, le désespoir que cela suscite et tout ce qui constitue l’immense régression en cours accablent tout un chacun, il apparaît que la pensée sous toutes ses formes est absolument démunie. Elle arrive trop tard. Et cette fois-ci son retard serait fatal à l’humanité – et, au-delà, à toutes les formes supérieures de la vie.

Il n’est cependant jamais trop tard pour panser. Et si la pensée est démunie, c’est parce qu’elle a cessé de se penser comme soin : comme panser.

Mais qu’appelle-t-on panser ?


Bernard Stiegler est philosophe. Fondateur du groupe Ars Industrialis et de l’école en ligne pharmakon.fr, il dirige également l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), qu’il a créé au sein du Centre Pompidou. Ses recherches portent sur les enjeux des mutations sociales, politiques, économiques, épistémologiques et psychologiques provoquées par le développement technologique et scientifique lié à la «révolution numérique». Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels L’emploi est mort, vive le travail !, entretien avec Ariel Kyrou (Fayard/Mille et une nuits), La Société automatique (Fayard) ou encore Dans la disruption (LLL).

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