Événement
Joël de Rosnay Fabrice Papillon
Et l'homme créa la vie
Scientifique de renommée mondiale et auteur de nombreux best-seller, Joël de Rosnay, avec le journaliste Fabrice Papillon, nous convie à une plongée vertigineuse et passionnante dans le monde de la biologie contemporaine. En effet, pour la première fois dans l'histoire, l'espèce humaine peut créer ou recréer le livre de la vie. Avec des conséquences inouïes : donner naissance à de nouveaux organismes, implanter des puces dans le cerveau, fabriquer des robots "humains"....Les enjeux sont considérables en matière de santé (lutte contre les maladies ou le vieillissement) ou d'environnement... Mais également terrifiants si l'on se projette un peu plus dans le futur : contamination des espèces, bioterrorisme, machinisation de l'humain.... Au cœur du présent et déjà dans l'avenir un livre qui nous dit ce que demain sera !!! Les spécialistes sont unanimes : la biologie connaît une révolution telle qu’elle n’en a jamais connue ! Car nous voici parvenus à l’ultime frontière et pour beaucoup l’ultime tabou : l’écriture ou plutôt la réécriture du livre de la vie ! C’est le temps de la biologie de synthèse. Tel un démiurge, l’homme pourra désormais écrire des séquences d’ADN et à terme, fol espoir ?, créer la vie de toutes pièces à partir de la matière inerte. Avec des conséquences incroyables : créer de nouveaux organismes, modifier les organes et transformer nos corps en boîte à outils, implanter des puces dans notre cerveau, fabriquer des robots plus vrais que nature et pourquoi pas des êtres hybrides, hommes et cyborgs, comme le pensent les transhumanistes. Les enjeux sont énormes, du point de vue de la santé (implantation de puces dans notre corps pour désactiver les substances dangereuses…), lutte contre le vieillissement (réactivation ou modification des cellules). D’aucuns parlent déjà de chemin vers l’immortalité rejoignant les grands mythes de notre histoire…, du point de vue environnemental (fabrication de bactéries ou de levures dépolluantes, possibilité de captage du CO2…). Et les laboratoires et les investisseurs (Bill Gates par exemple qui finance un programme contre la malaria qui repose sur la biologie de synthèse) ne s’y sont pas trompés ! Des sommes considérables abreuvent aujourd’hui ces recherches. De même des particuliers dans des garages ou des hangars travaillent sur des séquences d’ADN pour les introduire dans des bio-machines ainsi reprogrammées ! Mais les conséquences peuvent être terribles : bioterrorisme, contamination des espèces, robotisation de l’homme, risques de mutations incontrôlées du vivant, quid de la présence de puces artificielles dans notre corps ?... Faut il tout arrêter ?, Que devient la frontière entre la vie et la mort, entre le vivant et l’inanimé ? L’homme va-t-il prendre pour la première fois, la main sur l’évolution naturelle des espèces vivantes ??? Un livre passionnant, le premier sur le sujet, sur ce nouveau continent aussi fascinant qu’inquiétant. Le site sur le livre |
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Chers amis,
La maison d’édition LLL, Les liens qui libèrent, créée en association avec Actes Sud, se propose d’interroger la question de la crise des liens dans nos sociétés occidentales.
Depuis la fin du 19 ème siècle avec le darwinisme, la relativité, la physique quantique, la psychanalyse, l’analyse systémique, l’essor de l’épigénétique, mais également la peinture abstraite, le surréalisme…irréductibles à l’idée classique de représentation, les liens sont reconnus constitutifs de toutes expressions de la réalité. Chaque entité ou système se construit, se développe, se diversifie par les interactions qu’il entretient avec son milieu. Que ce soit en biologie (une cellule ou un organisme ne se développe pas isolément), en physique (il n’y a pas de chosification de la matière), en psychologie (un nouveau né meurt si il n’est pas affectivement entouré), en ethnologie (le rôle du don et du contre don dans les sociétés humaines), dans les domaines de l’économie (qui se définit d’abord par l’échange), sociaux (la question de la redistribution ou l’idée qu’une société est davantage que la somme de ses membres), et bien entendu environnementaux ( interdépendance de chaque niveau de réalité).
Or nos sociétés occidentales sont marquées du sceau de la déliaison : économisation du monde, financiarisation de l’économie, individualisme exacerbé, perpétuation de l’idée de l’homme comme « maître et possesseur de la nature », croyance en l’autodétermination de l’individu, déni du sujet symbolique ou imaginaire, biologisation des comportements, crise de la solidarité sociale, approche fragmentée des savoirs, prégnance du réductionnisme dans les sciences, crise du lien démocratique, marchandisation des relations sociales ou du vivant …
C’est cette véritable crise de la représentation de nos sociétés que nous nous efforcerons de questionner. Nous publierons dans les domaines de l’économie, la politique, les sciences, la psychologie, la psychanalyse, mais également des documents et parce que l’écrivain est au cœur de toute transformation, des textes littéraires.
Chers amis encore un mot : les moments que nous traversons appellent de l’ambition intellectuelle, de l’échange, de la coopération, de la générosité. Sachez que LLL a besoin de votre soutien pour informer les lecteurs de ce que nous sommes en train de tenter, un pari difficile certes mais plein de promesses en ces temps de mutation.
Merci à tous pour l’attention que vous porterez à notre projet.
Henri Trubert Ex éditeur chez Fayard - Sophie Marinopoulos Psychanalyste-Auteure